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Faut-il abattre les platanes le long des route ?

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Publier le: Vendredi 18 Mars 2016 à 02:22

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Le Conseil national de Sécurité routière recommande de supprimer les platanes le long des routes françaises pour une question de sécurité routière. Dans un reportage de 3 minutes, "40 millions d’automobilistes" répond à la question : faut-il abattre les platanes le long des route ?

 

 

Il y a quelques mois, le CNSR recommandait d'abattre les platanes longeant le bord des routes. Opposé à la mesure, 40 millions d'automobilistes est allé sur la RD910 entre Chartes et Paris afin de réaliser un reportage sur le sujet. Ce que nous y avons découvert est inadmissible ! Sur cette route jonchée de platanes, un accident mortel a eu lieu : ce drame aurait pu être évité si celle-ci avait été protégée par une glissière de sécurité avec écran moto. Puis, quelques centaines de mètres plus loin, un radar… Protégé par une glissière de sécurité !!! Que cherche-t-on à faire ? Sauver la vie des gens, ou sauver un radar ? Cherchez l’erreur !
Si vous aussi vous en avez marre de cette politique de répression routière qui se fait au détriment de réelles mesures pour réduire la mortalité routière, partagez cette vidéo.

source : le lien

 

 

10 % des victimes de la route l'ont été après avoir percuté un arbre planté en bord de route. Une solution envisagée pour rabaisser ce nombre est radicale : couper les arbres. Cette idée fait bondir l'opinion publique qui se mobilise pour sauver ce patrimoine vert.

Voilà un débat explosif qu'a lancé le dernier plan d'action pour la sécurité routière. Un débat vieux de quarante ans : faut-il couper les arbres en bord de route afin de limiter le nombre de morts ? En 2013, on a en effet dénombré 326 personnes décédées au volant après avoir percuté un arbre en bord de route. C'est la dernière mesure du plan de sécurité routière porté par Bernard Cazeneuve qui a été présenté le 26 janvier dernier. Le ministre de l'Intérieur a demandé aux collectivités locales de réaliser des «audits de sécurité» de leurs infrastructures routières et notamment sur le sujet des arbres d'alignement. Se retrouvent donc dans le collimateur des centaines de kilomètres de plantations qui longent les routes notamment dans le grand sud. Si les audits viseront aussi les murs, bordures, glissières, poteaux, etc., c'est bien le devenir des arbres qui inquiètent les associations comme l'Asppar (lire page 3). Très sensible ce sujet déchaîne les passions. Certains élus de Midi-Pyrénées ne souhaitent d'ailleurs même plus évoquer la question tant elle est devenue «épidermique» selon un Gersois.

Deux écoles s'affrontent : d'un côté les défenseurs des arbres qui assurent que les plantations participent d'une route qui «apaise» et incite à lever le pied ; de l'autre les tenant d'une route qui «pardonne». Cette dernière vise à limiter la gravité des accidents en protégeant ou en supprimant les obstacles latéraux. En résumé : les arbres posent un problème supprimons les arbres. «Tant qu'à y être autant supprimer les voitures, il n'y aura plus aucun mort !» lance la Gersoise Chantal Fauché qui se bat pour préserver les arbres.

La question demeure délicate car avec 323 morts par an, les chocs contre les arbres endeuillent de nombreuses familles. Pas plus tard que mardi, une conductrice seule dans son véhicule a été tuée sur le coup sur la route départementale 13 entre Roujan et Pézenas. La conductrice âgée de 25 ans a visiblement perdu le contrôle de son véhicule alors qu'elle circulait à vive allure.

Dans les Hautes-Pyrénées, on se souvient d'une affaire qui avait fait grand bruit en août 2001. Un commando qui s'était baptisé «Marre 75-21» avait entaillé 93 arbres plantés en bord de route entre Rabastens-de-Bigorre et Vic- en-Bigorre. Un geste pour dénoncer la dangerosité des arbres en bordure de route et inciter à leur abattage alors qu'un jeune motocycliste de 21 ans avait trouvé la mort après un choc frontal. Deux mois plus tard, 66 autres platanes avaient été victimes d'un commando similaire auto-baptisé Commando anti-platanes (CAP). Le Conseil général des Hautes-Pyrénées avait dû abattre près de 200 arbres suite à ces deux actions.

Place Beauvau, on tempère la proposition

Les débats dans chaque village de France risquent donc d'être houleux entre défenseurs de ce patrimoine végétal et défenseurs de la sécurité routière. Conscient de la difficulté de l'exercice, au ministère de l'Intérieur on tempère : «On est encore au stade de l'audit». Et la place Beauvau tente même de s'abriter derrière les directives européennes qui imposent une préservation des paysages. Il est donc normalement loin le temps où, de 1990 à 2006, des milliers d'arbres d'alignement ont été abattus au nom de la sécurisation des axes routiers. Aujourd'hui, les routes de France comptent plus d'un million d'arbres. Des études suédoises et américaines, ont démontré que le caractère esthétique de la route plantée d'arbres permet de réduire la vitesse de 5 %

Source : La dépêche

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